Une autorisation d’établissement -ou autorisation de commerce- doit être demandée au collège des bourgmestre et échevins de chaque commune pour organiser une « vente sur trottoir ». Elle est accordée au professionnel ou à l’entreprise dans un délai de 3 mois, prolongeable d’un mois, sous certaines conditions: la personne doit être qualifiée et faire preuve d’honorabilité, le lieu d’exploitation doit être basé au Luxembourg, la gestion de l’entreprise par le demandeur doit être effective et permanente, l’entreprise doit avoir réglé les charges sociales et fiscales. La demande doit être faite par internet ou par courrier à la Direction générale PME et Entrepreneuriat. A défaut de réponse dans les délais, l’autorisation est considérée comme accordée. La carte d’autorisation d’établissement doit être conservée avec soi. Elle peut être demandée à tout moment en cas de contrôle. Elle n’est plus valide: si elle n’est pas utilisée dans les deux ans qui suivent la date d’acquisition en cas de cessation d’activité.
Exception: les artisans considérés comme non professionnels. Les vendeurs qui vendent leurs propres produits (art, confitures, miel…) ou des objets de récupération sont dispensés d’autorisation.
Ce type de vente nécessite un minimum de matériel :
Chacun peut y trouver son intérêt. L’association redynamise le commerce et la vie en ville. Le particulier trouve des objets à petits prix, objets qu’il n’aurait peut-être pas pu acheter autrement. Le commerçant liquide son stock d’invendus à bas prix, il attire une nouvelle clientèle.
Une braderie va au-delà des avantages financiers, elle permet de faire aussi des rencontres amicales. Alors que certains liens avec le voisinage sont devenus presque inexistants, une manifestation de quartier est un moment exceptionnel de rencontre. La relation humaine est valorisée. Créer ou renouer une sorte d’amitié devient possible avec le voisinage, les commerçants ou même les gens du quartier. Dans la rue ou en centre ville, le contact avec le vendeur est différent de l’anonymat des grandes surfaces ou du web. Il n’est jamais limité à un troc d’argent et de marchandise. L’achat local est l’occasion de regarder, de comparer, de toucher. Le stress dans une file d’attente a disparu. L’acheteur prend son temps, il demande des renseignements. C’est l’occasion d’échanger quelques mots, de faire des rencontres amicales. Il est même possible de se retrouver côte à côte avec la dame qui vit sur le même palier, celle dont on ne connaissait que la silhouette. Découvrir que c’est une dame intéressante, qui se sent un peu seule, peut même permettre d’aller au-delà d’un simple bonjour… Le commerce de proximité est une aubaine pour le dynamisme économique du quartier et le lien social. Le vendeur n’est plus l’individu anonyme qu’on croise dans la rue. Il devient celui qu’on rencontre au quotidien sans même acheter, celui à qui on peut même confier ses joies et ses tracas quotidiens. Cette opportunité donnée à la ville booste le commerce local et lui donne une seconde chance de survivre. De plus, l’habitant retrouve la proximité du voisinage, il ne se sent plus seul dans la grande cité qui a retrouvé son échelle humaine. Il est le chaînon d’une communauté.
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